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APPEL A PROJETS NOÉ : une session 100% lauréate !

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Mardi 11 décembre, pour l’ultime session de la Saison 2, sept candidats ont présenté leur projet devant le Jury NOÉ. Enthousiastes et motivés, ils ont su parler de leur passion avec  détermination devant les représentants de nos partenaires : la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, la Sacta-Rachi, la Fondation IAR-Rothschild, la Fondation du Judaïsme Français, l’association PEAJ, l’Union des Etudiants Juifs de France, les EEIF et Junction Europe.  Fait inédit : ce nouveau millésime a produit une promotion intégralement lauréate. Chapeau bas ! Retour sur une session à haute valeur éducative ajoutée !

Pour cette session de reprise, nos jeunes porteurs de projets se sont retrouvés au sein des locaux du FSJU pour affronter le Jury. Une fois de plus, le dynamisme et l’originalité des propositions étaient au rendez-vous. Et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que les membres du Jury ont entendu, pendant plus de deux heures, les pitchs des candidats, aussi passionnants qu’incarnés.

Projets sur l’accueil des personnes en situation de handicaps en colos, documentaire sur la différence, bien-être à l’école juive ou encore appli de rencontres d’un nouveau genre… La pluralité des sujets traités a incontestablement conquis le comité de sélection NOÉ et « reflète de façon très contemporaine notre époque et des besoins émergeant« , ajoute un membre du Jury.

« Nous avons des thématiques qui reviennent session après session. C’est un clignotant qui signifie que nous devons être plus alertes sur ces sujets qui interpellent la jeunesse d’aujourd’hui. A nous de nous y pencher de plus près et de les accompagner» déclare avec un sens aigu de l’analyse Gaby Bensimon, représentant de la Sacta-Rachi.

Et pour la première fois, l’appel à projets a pris une dimension internationale à travers la participation de Samantha Levinson et Polly Zaharieva, membres de Junction Europe (branche jeunesse du Joint dont le but est de détecter et former les leaders de demain). Enchantées par la qualité de cette commission, elles ont pu prendre le pouls de l’innovation à la française et reviendront pour enrichir le comité de sélection, et qui sait, abonder le fonds de bourses !

 L’Appel à projets NOÉ fait le bilan

Avant de découvrir les projets en lice, les membres du jury et l’équipe NOÉ ont fait un bilan des précédentes sessions. Après 2 saisons riches d’initiatives, le score est plus que positif ! En effet, depuis son lancement, 62 projets, initiés par autant d’hommes que de femmes, ont été étudiés par l’équipe NOÉ. Et ce chiffre ne cesse de croître !

 

L’appel à projets NOÉ en chiffres :

  • 40 projets lauréats
  • 50 projets présentés au jury
  • 10 séances d’incubations sur 8 mois
  • Moyenne d’âge des candidats : 24 ans
  • Des thématiques variées avec quelques sujets récurrents : Solidarité, lien social et Israël/l’apprentissage de l’hébreu

 

Pour témoigner de l’impact de NOÉ dans leurs parcours, Jason et Yossi (chacun lauréat à deux reprises) et Aurore (lauréate pour son magazine online IshaNews) sont venus témoigner. « Merci ! » déclare Yossi « C’est vraiment le seul mot que je souhaite vous dire aujourd’hui. Avant j’étais un parmi tant d’autre et avais du mal à trouver ma place. Grâce à NOÉ j’ai pu me révéler et aller au bout de mon idée. Oulpan Lavi est né grâce à votre soutien ». « NOÉ a été un tremplin pour moi. J’ai trouvé un mentor, une associée et à présent, nous nous développons tous les jours » continue Aurore. « Ma participation à l’appel à projets a boosté Yad Alev. J’ai pu me créer un réseau, rencontrer des personnalités influentes dans le monde du social et ainsi présenter nos actions et ambitions » explique Jason avec une maturité stupéfiante, du haut de ses 23 ans.

Autant de succès qui ont pu conforter les membres du Jury quant à l’impact durable du dispositif  NOÉ, lancé il y a peine 2 ans, dans le quotidien de ces jeunes entrepreneurs.

Et les lauréats sont…

 

Ezéchiel, jeune scénariste et réalisateur, a relevé un vrai défi avec l’ESAT de Lagny-sur-Marne : écrire, réaliser et produire un court-métrage en travaillant chaque étape, depuis l’écriture du scénario, avec les employés de l’ESAT. Tous les rôles sont joués par des personnes en situation de handicap, mais le sujet en tant que tel n’est jamais abordé. Dans un climat de confiance avec l’équipe de réalisation, chacun a su trouver sa place et « incarner le personnage qu’il souhaitait devenir », ce qui donne un film d’une incroyable intensité. Ezéchiel souhaite finaliser la post-production de son court-métrage et réaliser un documentaire retraçant cette belle aventure humaine.

 

Pour la seconde fois, Sarah est venue soutenir son projet. « Depuis mon passage, j’ai affiné mon projet, et me suis recentrée sur l’essence même de ce que je voulais faire. Les conseils du jury lors de la précédente session m’ont permis de mieux me préparer » affirme-t-elle. Consciente du rythme soutenu et des différentes pressions auxquels sont confrontés les élèves, elle souhaite développer des ateliers et des outils pédagogiques destinés aux acteurs du milieu éducatif formel (élèves, enseignants, éducateurs…). L’objectif ? Faire découvrir aux professeurs de nouvelles méthodes pour améliorer la relation « adultes-enfants » à l’école grâce à des outils pédagogiques adaptés et ludiques (jeux, exercices, activités) issus de la sophrologie, des méthodes psycho-corporelles, de la pédagogie positive et du coaching, en intégrant une dimension juive.

 

Léa et Teddy souhaitent améliorer la prise en charge des enfants en situation de handicap dans les centres de vacances grâce à la formation par des professionnels du secteur du handicap, d’encadrants expérimentés et l’achat d’équipements nécessaires à cette insertion. Une première phase pilote serait mise en place au sein des EEIF. « J’ai voulu porter ce projet car j’ai eu la chance de partir en colonie avec un enfant handicapé et malheureusement il a dû rentrer chez lui car nous n’étions pas aptes à gérer son handicap. Mieux formés et préparés, nous aurions pu terminer le séjour en sa compagnie » explique Léa. A terme, elle souhaite organiser des sessions de formations ouvertes aux animateurs et responsables de tous les mouvements de jeunesse notamment en créant, en partenariat avec les EEIF et l’OFAC, une spécialisation BAFA.

 

Qui n’a jamais souhaité « créer le couple parfait » ? Ron propose une application qui permet la mise en relation de deux personnes sur recommandation. L’idée est de digitaliser la mise en relation pour la rendre plus fréquente et moins embarrassante pour les trois parties impliquées. « C’est toujours délicat de présenter deux personnes et encore plus de tenir la chandelle ! Grâce à IMY, on peut suggérer à nos deux contacts de se rencontrer sans être physiquement impliqué » déclare Ron. La seconde étape du projet serait d’organiser via la base de données de son application, des soirées dédiées aux rencontres et créer une véritable communauté IMY, amoureuse certes, mais surtout conviviale qui créée ainsi du lien social entre jeunes adultes. Déjà disponible sur l’Apple Store et sur Androïd, IMY promet de nombreuses rencontres.

 

Conscient que la communauté H’abad à laquelle il appartient (étudiants de la Yeshiva de Brunoy) ne cultive pas assez de liens avec le reste de la communauté Juive française, Chneor organise depuis 3 ans des activités sportives et des séjours pour 18 jeunes de 14 à 18 ans. Il espère pouvoir faire profiter de cette initiative à un plus grand nombre de participants. Il s’agit pour lui de permettre à ces futurs leaders et professionnels de la communauté d’élargir leurs horizons de pensée, de devenir plus autonomes hors du cadre très réglementé de la Yeshiva en participant à des micro-séjours (au ski par exemple). Par la suite, il espère les faire participer à des actions de bénévolat pour des associations juives hors de leur sphère habituelle. « J’aimerais que ces jeunes s’impliquent dans d’autres associations juives tout en étant en accord avec leurs pratiques. On peut tout à fait être étudiant en Yeshiva et s’impliquer dans des associations ! » souligne Chneor.

 

Mickaël, militant de la première heure et déjà lauréat de l’appel à projet pour « la Team Event», revient avec une nouvelle idée : créer un cycle de cours autour du don adjoint à une action de solidarité active, et l’intégrer au programme des écoles juives. Le programme de ce projet, destiné à des collégiens et lycéens, comprend d’une part un cycle de 10 heures de cours dédiées au don et à l’engagement (dans la Communauté juive et/ou nationale), et d’autre part une journée de solidarité active.  « Le but est de sensibiliser le plus tôt possible ces jeunes au don et au bénévolat. Ils sont la nouvelle génération de militants, mais nous devons aiguiser leur curiosité et les former sur ces sujets » explique Mickaël.

 

Laura, ancienne de Moadon, est la fondatrice de Sheel, organisme de vacances israélien qui vise par ses activités à améliorer l’intégration de jeunes Olim en Israël. L’idée est de former des animateurs et directeurs israéliens de naissance à l’animation. Toutes les formations suivent les contenus français dispensés par la « Jeunesse et Sports » afin de garantir une excellence pédagogique française.  Laura souhaite également donner accès aux activités de Sheel à des familles dans le besoin via des bourses dédiées.

 

 

Nos nouveaux lauréats t’inspirent ? Tu as entre 17 et 30 ans et tu portes un projet innovant ayant trait au monde juif ? N’hésite plus, les inscriptions sont déjà ouvertes pour le prochain appel à projets ! Lance-toi et décroches une bourse allant jusque 10 000 € pour mettre en œuvre ton initiative.

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