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3 questions à… Leda Macoro – Union Juive et Yoga (UJY)

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Leda Maçoro, lauréate NOÉ, est une adepte de yoga. Ni tout à fait ashtanga, ni vinyasa, mais “yoga jew” ! Convaincue par les bienfaits de cette pratique à la frontière de la méditation et de la relaxation corporelle, elle a décidé d’en faire son métier et de proposer des cours de « Yoga Juif », mêlant les traditionnels assanâ (positions) et préceptes de la tradition juive. Elle revient pour nous sur son parcours original et sa participation décisive à l’appel à projets NOÉ. 

1/ Peux-tu nous présenter votre projet « UJYoga » en quelques lignes ?

UJY (Union Juive et Yoga) a pour but d’initier les membres de la communauté juive à la pratique du Yoga, en mixant discipline et pensée juive. Le principe est simple : chaque cours démarre avec une intention positive en relation avec la Torah qui reconnecte les participants à leur identité juive.

La méditation en devient alors plus profonde voire introspective… L’ensemble du cours et des exercices se déroulent autour de la thématique choisie avec une adhésion du groupe très intuitive. Une manière incarnée de véhiculer un judaïsme positif, tout en s’initiant à la méditation classique qui offre à chacun une parenthèse de lâcher-prise indispensable pour décompresser de la turbulence urbaine (respiration). Les cours sont ouverts à tous, quels que soient leur obédience ou niveau de pratique, et se terminent par une séquence de bien-être sensoriel autour d’un smoothie détox et bio.  Le terme “yoga” signifie union !  Un vrai motif pour faire du lien social, n’est-ce pas ?

2/ Comment t’est venue cette idée ? 

James Nacass, mon associé et moi pratiquons le Yoga depuis longtemps, et nous nous sommes rendu compte que rares étaient les cours mêlant l’approche inédite du yoga et du judaïsme. Il faut dire que le yoga ne figure pas dans le classement des pratiques sportives de la communauté juive : il y a peu d’adeptes encore. Cela est perçu comme bobo, voire ésotérique, car rattaché à une philosophie strictement bouddhiste et donc pas “cachère”. Pourtant on peut être juif pratiquant et savoir se mettre en position du lotus ! (Rires). En intégrant des valeurs juives à nos cours, nous souhaitons donner une nouvelle dimension aux cours de yoga classiques. Le but est d’innover, d’insuffler un nouvel élan aux cours traditionnels, trop souvent connotés, et initier de nouvelles rencontres juives notamment auprès de jeunes éloignés de la Communauté, qui apprécient le caractère inédit et convivial de notre démarche.   

3/ Tu es lauréate NOÉ, qu’est-ce que cela a changé pour toi ?

Notre participation à l’appel à projets NOÉ eut un impact très positif pour nous ! Grâce aux sessions d’incubations proposées, d’une qualité indéniable, nous avons pu rencontrer des professionnels et nous former sur des compétences variées, qui nous ont permis de nous structurer et faire éclore notre projet. En rencontrant les autres lauréats, nous avons pu échanger dans un contexte convivial sur nos réussites et difficultés, et ainsi “réseauter” pour élargir nos horizons. Enfin, en tant que lauréate, j’ai eu la chance d’intervenir lors du séminaire NOÉ à Strasbourg début novembre et faire découvrir le yoga à tous les participants. C’était une expérience unique ! J’ai même pu nouer de nouveaux partenariats, notamment avec le DEJJ et Chagall, une autre lauréate, spécialiste de l’histoire de l’art, avec qui nous organisons des cours de Yog’Art … dans une galerie d’art.  Alliance loin d’être improbable !

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