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Vent de fraternité entre jeunes Israéliens et militants de mouvements de jeunesse

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Permettre à des jeunes leaders Israéliens et Français de se rencontrer le temps d’une soirée, et d’échanger sur leurs modes de vie et aspirations respectives, c’est le pari relevé par NOÉ, l’Ambassade d’Israël en France, les EEIF et l’ICYL (Israeli Center for Young Leaders) !

Mercredi 10 avril, 41 leaders israéliens entre 15 et 17 ans se sont donnés rendez-vous au siège des EEIF à Paris pour nouer un dialogue chaleureux, en hébreu et en français, avec un échantillon de la jeunesse juive engagée de France.

Retour sur les temps forts de ce dialogue interculturel fraternel

Tout était prêt pour accueillir dans cette salle des EEIF parée des drapeaux israélien et tricolore, et d’un magnifique buffet de sushis roboratif, une quarantaine d’adolescents provenant des quatre coins d’Israël et accompagnés par leurs enseignants et le charismatique Ytzhak Eldan, directeur de l’association ICYL et ancien ambassadeur. C’est avec un français impeccable qu’il anima aux côtés de Philippe Lévy, responsable du programme NOÉ, et de Daphné, sa collaboratrice en charge de l’événement, cette soirée axée sur l’échange informel entre jeunes de deux pays fraternels. Nullement intimidés par un quelconque choc des cultures, les lycéens israéliens ont ainsi eu la chance de découvrir la pluralité des organisations qui composent la mosaïque, atypique à leurs yeux, du militantisme à la française, représentée par les EEIF, l’Habonim Dror, l’Hashomer Hatzaïr, Yaniv, ou encore Noam, la nouvelle section jeunesse du mouvement Massorti, coachée par le sémillant Elias Garzon.

Quant aux cadres des mouvements de jeunesse, il se sont agréablement surpris, en osant des questions à la fois sociétales et intimes, en hébreu, en anglais, et pour les moins à l’aise en langage non-verbal, impliquant leurs corps tout entiers et leur sourire désarmant pour un jeu de présentation inaugural.

En effet, pour briser la glace et donner la note d’une soirée sous le signe de l’instinct, Elishay Unglick, jeune comédien israélien au sein d’Oulpan Lavi, association qui propose des cours originaux d’hébreu, avait débuté par un grand classique d’expression mêlant le geste à la parole bilingue, histoire de laisser au vestiaire tout complexe linguistique. Défi amplement relevé, tant l’assemblée mixte et électrisée par cette émulation, se prit au jeu de l’applaudimètre en saluant des prestations très efficaces.

Pour croquer ces instantanés dont la vertu première fut de montrer à quel point Jeunes d’ici et d’ailleurs avaient bien des points communs, les frères Elie et Julien Cohen, lauréats NOÉ pour leur portail « À cours d’Hébreu » réalisèrent des micro-interviews de binômes franco-israéliens dans un charivari quasi poétique, où faux-amis linguistiques et autres néologismes furent le prétexte à de nombreux fous rires. “L’important c’est de participer, s’exclame alors Théo de l’Hashomer Hatzaïr, (bien décidé) à faire des progrès en ivrit (sic)” et “convaincu par la méthode À cours d’hébreu”.                                                      

Formant un cercle de parole spontané, sorte de ring sans joute ni concurrence, les représentants des jeunes de l’ICYL d’une part, et des mouvements de jeunesse d’autre part, vinrent à se succéder tour à tour dans un face à face plein d’humour pour se « cuisiner » mutuellement.  Seule consigne : aucun sujet tabou, mais dans la langue de l’autre !

Dans un hébreu cantillé avec soin de peur de n’être pas compris, voire dans une belle fluidité pour les plus aguerris, les Français n’ont pas démérité ! Ils ont même épaté par leur soif d’aller au-devant de leurs homologues, leur rendant la pareille dans un français presque affecté, voire prudent, mais empreint d’une joyeuse fierté à jeter les ponts entre les deux cultures.  Emir, 17 ans, assène “ je suis venu renforcer la fibre sioniste et juive des jeunes Français qui sont une lumière pour le monde !”

Voir la vidéo interview de Emir

Les questions sur les thèmes qui les intriguaient ont alors fusé comme pour rattraper les balbutiements des débuts : études, armée, antisémitisme/antisionisme, BDS, élections Israéliennes, alya… Aucune censure ou préjugé : même les sujets les plus délicats ont été abordés avec tact et respect, à l’image d’un Fitoussi interrogé sur sa petite amie du moment par un jeune de l’Habonim Dror.  Séquence d’une rare franchise où l’on prit le pouls du romantisme à l’israélienne…

« Nous avons été heureux de découvrir les Français et de leur raconter une partie de notre vie » , s’exclame Fitoussi, Israélien francophone de 16 ans à l’exceptionnelle maturité. « C’est toujours incroyable de voir que même si nous sommes seulement à quelques heures d’avion, les différences culturelles prétendues énormes se résorbent en une étreinte. Les Français aiment Israël de façon inconditionnelle. En cela, ils sont nos frères de cœur » poursuit-il.

« Ces jeunes sont étonnants : ils sont plein d’énergie et ont envie de nous dire qu’ils partagent les mêmes passions, …goûts musicaux, les mêmes craintes aussi, et dans le même temps, ils nous donnent des arguments imparables, car ressentis au plus profond de leur condition, pour lutter contre l’antisionisme et rappeler qu’Israël est une démocratie solide ! Merci à NOÉ de favoriser de tels échanges. J’en repars littéralement redopée ! » déclare Marine de Yaniv.

Alors que le chauffeur de bus rappelle à la délégation le signal de rentrer, des cadeaux s’échangent entre les deux délégations et tous se rassemblent dans un même mouvement en ronde pour entonner la Hatikva, l’hymne israélien, en guise d’au revoir provisoire.

Les numéros de téléphone s’échangent alors subrepticement entre deux “Leït raot et chalom”. Certains peinent à quitter le local, arrimés à leurs nouveaux haverim... Et magie du soir, l’on devine à cet instant dans le chahut du départ que les promesses de retrouvailles ne resteront pas lettres mortes.  De retour en Israël, Ythzak Eldan, le responsable du groupe, adressera alors ses plus vifs remerciements aux organisateurs dans une lettre très chaleureuse dont voici un extrait :

“Très chère équipe NOÉ,

De retour en Israël, je vous écris au nom de notre délégation pour vous dire combien nous avons apprécié l’accueil chaleureux que vous nous avez réservé mercredi dernier au local des EEIF.

Un grand bravo à tous ainsi que nos remerciements à tous vos jeunes et madrikhim  des mouvements de jeunesse, grâce à qui cette soirée fut un grand succès .

Kol Hakavod pour le programme et l’animation formidables de la soirée. Nos jeunes ont adoré !

Je saisis cette occasion aussi pour remercier l’Ambassade d’Israël en France qui a tout fait pour la réussite de cette magnifique rencontre !

Shalom et Lehitraot en Erets”

Ytzhak Eldan (Ancien Ambassadeur et Président du cercle des Ambassadeurs d’Israël et Directeur de l’ICYL)

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