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Une journée pleine de surprises et de rythme !

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Tout au long de cette journée estivale, de nombreuses surprises ont émaillé un programme très cadencé dont « le tempo (fut) la condition sine qua non du succès », insiste Gaby Bensimon, très impliqué avec son groupe de jeunes militants moadoniens dans la partition de cette virée à la mer.  Retour sur les temps forts.

En ce mercredi 28 août, après un départ aux aurores vers quatre points de la capitale pour accueillir nos publics au plus près de chez eux, une cinquantaine d’animateurs motivés, bien identifiables avec leurs tee-shirts rouges logotypés « Yam Lekoulam », a accueilli les parents à 7h30 pétantes, les rassurant sur le déroulé de la journée. Puis ils ont installé les enfants dans les cars en prenant soin d’appeler, tutoitement de rigueur, chacun-e par son prénom, en forme de bienvenue attentionnée.

En guise de « welcome-packs », ils leur ont remis des petits sacs marins truffés de surprises : casquettes, tee-shirts colorés, petite confiserie de poche, lunettes de soleil et kits de prévention offerts par nos sponsors, boîtes de crayons de couleurs, et un magnifique carnet de plage, dans le style des cahiers de vacances prisés des juniors (voir notre article « Yam lekoulam : le carnet de plage »).

C’est avec ce carnet qu’ils auront cheminé jusque leur destination à Saint-Aubin-sur-Mer, en s’exerçant aux nombreux jeux et énigmes distillés au gré des 40 pages de BD, embarqués par nos deux mascottes Miri et Noé, pour une invitation au voyage dans l’espace et le temps, à la découverte de grandes figures du monde juif.

Arrivés à bon port, les équipes de chaque car, déjà bien échauffées par le rituel tour de chants, se sont rendues sur le stade municipal, réparties par pays. Elles ont pu s’y dégourdir les jambes, et s’affronter amicalement lors de Maccabiades hautes en couleurs (NDLR : mini-olympiades dans le jargon des colos), organisées par les animateurs de Moadon.

Course à pied, foot, ballon prisonnier, tournois en tous genres donnèrent le ton endiablé de jeux parfois très serrés, scandés par les applaudissements nourris des supporters de tous bords, dans un suspense haletant ! C’est finalement l’équipe jaune, représentant l’Espagne, qui remporta la coupe, tandis qu’avec le plus grand des fair-play, les perdants saluaient les vainqueurs à coups de satisfécits et de hourrahs chaleureux.

« C’était une partie de foot incroyable, le niveau était très bon ; je me suis beaucoup amusé, même si je l’avoue, j’aurais préféré gagner, mais quelle ambiance ! » déclare Raphaël, 11 ans interrogé par son animateur. Gaby Bensimon, en arbitre survolté de ces sports collectifs toniques et colorés, témoigne : « Ces Maccabiades étaient une vraie réussite ! L’entrée en matière rêvée pour ouvrir cette Journée et faire venir les premiers rayons de soleil qui se faisaient désirer (…) Enfants et animateurs se sont éclatés. Le sport a cet effet brise-glace immédiat qui favorise la mixité et l’émulation collective ».

Pari bel et bien relevé lorsqu’aux abords du stade de Saint-Aubin vinrent alors se placer de concert les jeunes quadricolores pour une nouvelle séquence orchestrale sur des rythmes de samba et de capoeira brésilienne (art martial très chorégraphié) !

Place à la musique et au collectif Batucada ! Les enfants ont formé une ronde parfaite autour d’Olivier Petitjean, musicien percussionniste formé au conservatoire, puis lors de ses voyages autour du monde, fondateur de Music & Meetings, et accompagné pour son atelier de ses coaches touche-à-tout de génie :  batteurs de jazz, pianistes, chanteurs et danseurs.

Percussions en main, notre fanfare se mit alors à frapper tambours et panderos, secouer les maracas, souffler dans les sifflets stridents, … danser, bouger, chanter et rire dans une joyeuse cacophonie inaugurale pour se ranger au diapason des coaches insufflant le bon rythme.

« Le soleil jouait à cache-cache avec nous, mais cette séquence a apporté le soleil de Rio dans les cœurs et sur les visages des enfants et des plus grands ! » souligne l’énergique et pédagogue Olivier Petitjean.

Ils ont ensuite défilé dans l’ivresse de la musique au son des percussions du carnaval brésilien sur la promenade du front de mer de Saint-Aubin, mué en un clin d’œil en plage de Copacabana !

La performance était si inédite et communicative que les habitants, enthousiasmés, ont même rejoint le cortège ! « L’espace d’un instant, on se serait cru au Brésil, dans une ambiance métisse et exotique hors du temps » relève Marvin Bellaïche, responsable de l’organisme de vacances EHAD, venu prêter un coup de main pour la journée. (Découvrir les images de ce temps fort).

« Ces enfants ont vécu des instants intenses d’évasion et de complicité entre amis, après s’être adonné aux joies de la plage dans une simplicité déconcertante, remarque Rémy Benhayoun, bénévole élu du FSJU et de Moadon, responsable d’un groupe de jeunes.

Baignade encadrée par des surveillants attitrés, jeux de raquettes, frisbee et beach-volley, stand prévention animé par Maguen David Adom, et autres cerfs-volants virevoltant dans un vent parfois ébouriffant : « Chaque enfant a choisi intimement ce temps de connexion à la nature, en lien avec la mer, le soleil et les éléments… », ajoute Emmanuelle Stein de l’Action jeunesse FSJU.

Quant à l’instant baignade savouré de tous au mitan de la journée, il fut sans conteste un moment d’émotion et d’observation. Dessins naïfs amusés dans le sable, ramassage de coquillages, trempotages prudents ou ploufs assumés : « Nos enfants ont adoré cet instant ! », assène Judith de Moadon, dont la voie bien laryngée traduit à cette heure avancée l’énergie déployée à chanter avec son petit groupe de filles, dont la petite Sarah âgée de 8 ans, tout émoustillée, découvrait la mer pour la première fois.

17h, le temps file et creuse. Après un goûter gourmand offert par nos sponsors, les groupes ont repris en chœur des chants traditionnels israéliens, et comptines de colos entonnées à tue-tête : « Kol Haolam Koulo » et «Iné Matov Oumanaïm », guidés par un chef de chœur, l’artiste israélien Assaf Matiyahu, et nos percussionnistes du collectif Batucada.

Assaf traduit aux enfants la chanson du Rabbi Nachman de Bratslav, rabbin du XVIIIè et XIXè siècle et fondateur du mouvement hassidique : « Le monde entier est sur un pont très étroit, l’essentiel est de ne pas avoir peur ».

Il explique ensuite la deuxième chanson emplie de fraternité à l’image de cette émulation de fin de journée « Iné Matov Oumanaïm » (traduction : Ah qu’il est bon, qu’il est agréable pour des frères de demeurer ensemble !).

Le sport et la musique ont permis de resserrer les liens entre des enfants venus d’horizons différents et de les extraire d’un quotidien difficile. « Vivre un temps fort de partage et repartir la tête pleine de souvenirs à partager avec leurs camarades d’école, le jour de la rentrée : quelle belle récompense ! », ponctue Déborah, jeune militante du MJLF.

À la fin de la journée, les enfants en redemandent : « Mince, c’est déjà fini ?! On aurait voulu rester plus longtemps à la mer… c’était trop bien !», insiste avec piétinement Benjamin, 8 ans qui à cet instant précis ne voudrait pour rien au monde quitter ses animateurs, auxquels il s’est tant attaché.

Saluée par de nombreux partenaires et sympathisants, l’opération Yam Lekoulam a également associé des enfants de la maison d’enfants de l’OSE, qui ont rejoint l’aventure avec leurs éducateurs. Accompagnés par Jacky Krief, coordinateur de projets culturels et d’animations de l’Association, ils ont dansé aux rythmes de la samba brésilienne et participé aux grandes Maccabiades se mêlant sans distinction à leurs autres camarades.

Jacky Krief confie aux organisateurs de Yam Lekoulam : « Ce fut un tel plaisir de voir nos enfants s’amuser et faire de nouvelles rencontres avec les autres enfants (…) Nous avons été mis à l’honneur par les organisateurs pour notre présence et la tenue de nos groupes. Vivement la prochaine édition ! ».

« Les enfants ont pu se rencontrer, échanger et partager en toute simplicité. C’est touchant de les voir se découvrir et s’amuser ensemble. Certains échangent même des bracelets, se promettent de les rendre lors du prochain Yam Lekoulam, explique Daphné Ayache, de l’équipe NOÉ, référente des animateurs. « Ce sont ces moments de vie qui nous permettent de mesurer la réussite de cet événement ».

Le succès de cette première édition encourage l’institution et ses partenaires à réitérer l’expérience l’année prochaine et permettre à de nouvelles familles de rejoindre l’aventure Yam Lekoulam.

 

©Crédit photos galerie : Charles Chicheportiche 

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