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Éduquer au don : notre ADN !

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Dans l’éducation informelle, éveiller au don dès le plus jeune âge est plus qu’une tradition, c’est une culture forte qui rime avec engagement et créativité ! Méthodes pédagogiques actives, jeux et autres accélérateurs de maturité préparent l’enfant au devoir de tsédaka que l’Action Jeunesse du FSJU, à travers son programme NOÉ, encourage auprès de ses organisations adhérentes. À l’occasion de la Campagne nationale, tour d’horizon des pratiques de ces acteurs enthousiastes pour qui, sensibiliser le jeune public à la solidarité, relève d’un sacré don ! 

 

Je donne donc je suis ! 

Dans nos mouvements de jeunesse, issus du courant d’éducation populaire, puissant moteur dans la lutte contre l’exclusion, l’appropriation par l’enfant de notions complexes, telles la justice sociale ou le désintéressement, participe d’un apprentissage graduel qui fait appel au jeu, à la socialisation et à l’expérientiel. 

 Processus cognitif et comportemental qu’illustre Oren Giorno, responsable jeunesse du MJLF : « Quand nous abordons le thème du don dans nos talmudé torah et nos activités informelles, nous mêlons le geste à la parole. L’enfant doit toucher du doigt le sens profond de la tsédaka, grâce à une approche intuitive mais factuelle qui valorise son don, et plus encore le “don de soi”. Le temps consacré à l’Autre constitue un des savoir-être primaireset le sourire d’une personne aidée sa première récompense ! Nous l’éveillons aux phénomènes qui touchent notre société : la pauvreté, l’exclusion, le déclassement, le handicap, les conflits proches et lointains. Dans notre tradition, donner n’est pas un acte de charité, mais une mitsva inconditionnelle qui tend à réparer le monde et à produire de la justice sociale : “Quand ton frère s’appauvrira (…) tu le rendras fort”, dit Vayikra (25-35). » 

Des notions auxquelles la nouvelle génération devient sensible dans un monde chahuté, à l’heure où discours décomplexés et discriminatoires contaminent la sphère publique, « ce qui nous oblige à un décryptage permanent pour forger des consciences éclairées » ajoute Ilan Gorenshaliah de l’Hachomer Hatzaïr, dont les activités incitent à l’inclusion des plus démunis, grâce à l’application Entourage qui crée du lien avec les sans-abris. 

Cette figure de la différence, les cinéastes O. Nakache et E. Toledano l’ont abordée avec humanité dans leur film au titre évocateur Hors Normes, montrant le quotidien d’éducateurs de jeunes autistes. Notre duo, tombé dans « le chaudron magique » de Yaniv » depuis l’enfance, évoque l’empreinte que cet organisme de vacances réputé leur a laissée. Ses fondateurs Jacques et Yanick Ohayon, touchés par cette fidélité, témoignent : « Éric et Olivier ont grandi avec nous et continuent de nous envoyer leurs enfants ! Toute leur œuvre, depuis Nos jours heureux, film culte, jusqu’au succès planétaire d’Intouchables et leur dernier opus sur le sacerdoce associatif, respire de cette attention portée à l’autre, qui s’est développée dans nos colos. » 

Les éducateurs savent bien que la prise de conscience du don chez l’enfant se nourrit pas à pas, car elle est loin d’être innée. « Petit donateur deviendra grand ! » s’exclame Réouven Bokobza, directeur du DEJJ Paris.  « Chez nous, l’éveil progressif à la tsédaka est une vertu cardinale ! Il nous incombe de faire comprendre à l’enfant qu’il n’y a pas de petit don, et que plus tard il donnera plus en s’engageant pour des causes (…) Dans notre triptyque : “AmEretzTorat Israël, le “Am” (le peuple) est fondamental et traduit toutes les composantes de notre Communauté, dont les invisibles et désœuvrés qu’il ne faut pas oublier. Pour entrevoir cette réalité, nos jeunes rencontrent les associations bénéficiaires de la Tsédaka, leurs aidants et travailleurs sociaux qui incarnent un dévouement exemplaire. Ils en ressortent à chaque fois grandis ! ». 

  

Les colos : école de la générosité  

La colonie de vacances constitue un des environnements propices à l’expression de la tsédaka sous bien des formes, dessinant un parcours citoyen qui, avec l’école juive et la famille, offre un modèle vertueux de l’éducation au don dans notre Communauté. 

Daphné Ayache, en lien avec les organismes adhérents du FSJU, au sein de l’Action jeunesse, restitue cette pédagogie en actes : « Nous fédérons tous les mouvements : le Bné Akiva, le DEJJ, le Dror, les EEIF, les Gan Israël, le MJLF, MoadonYaniv, l’Hachomer Hatzaïr… Pas un ne manque à l’appel pour transmettre cette culture du don à travers moult stratégies éducatives : méthode Montessori, limoud (étude), pédagogies alternatives et nouvelles technologies. Du micro-don à portée de clic à la “Tsédaka box” en kit à monter soi-même pour inciter au don-réflexe, en passant par du théâtre-forum pour débattre sur les situations d’exclusion, … des événements festifs qui mobilisent parents et enfants dans un même élan de fraternité (Kermesse, Course du cœur, …), jusqu’aux actions de collecte (ventes de roses, colis de pessah, galas…), tout prépare le jeune à être moins individualiste et à se sentir utile ! ». 

Dans les colos de Moadon, dont on connaît le soutien historique à la Tsédaka à travers ses galas ou la récente opération Yam Lekoulammenée avec le FSJU, il est une tradition : la Makolet (la supérette en hébreu, NDLR). 

Sarah Bensimon, directrice du séjour de Saint-Aubin, rappelle : « Tous les enfants qui viennent en colo à Moadon savent qu’en achetant à la Makolet, ils participeront à une collecte pour soutenir des actions de solidarité en France et en Israël. Yam Lekoulam est un bon exemple, car cela a permis à 200 enfants de condition modeste de passer une journée à la mer. Grâce à une intention pédagogique forte et une mobilisation générale des donateurs, bénévoles et professionnels, nous avons relevé le pari et rappelé que cette éducation au don était notre ADN ! ». 

Article paru dans Communauté Nouvelle n° 210 spécial Tsédaka.

 


Campagne de la Tsédaka : union sacrée de la Jeunesse !

Pour cette 27e édition, ils ont répondu unanimement à l’Appel ! Mouvements de jeunesse, organismes de colos et étudiants de l’UEJF, fédérés par NOÉ, participeront à la Campagne Nationale de la tsédaka dans une belle ardout (fraternité). Gala inédit pour les juniors (Moadon), exploits sportifs : Course du Cœur, Kermesse en présence du kickboxer Cyril Benzaquen, menée par le DEJJ à laquelle s’associent Yaniv et tant d’autres, ventes de roses (MJLF, EEIF, CTEEN…), actions pédagogiques et militantes…, le riche calendrier des événements, à retrouver suwww.tsedaka.fsju.org traduit une mobilisation sans précédent ! 

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