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Appel à projets NOÉ : nos candidats ont la passion des Autres !

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Lundi 3 février, cinq porteurs de projets talentueux ont défendu leurs initiatives dynamisant le monde juif  face au jury NOÉ. Espace de coworking, application de micro-don ou événements créant du lien à l’intention des 18-25 ans, une fois encore les candidats ont impressionné les représentants de nos fondations partenaires par leur maîtrise du sujet et leur maturité relationnelle. La plupart des projets, bien pensés et généreux, sont tournés vers les jeunes adultes. Retour sur les lauréats de cette première session 2020 

 

C’est à Paris, dans les locaux flambant neuf de la Fondation Rothschild, que nos membres du jury, invités experts et représentants d’associations de jeunesse ont été chaleureusement accueillis lors de ce rendez-vous devenu un vrai rituel, afin d’y découvrir les initiatives sélectionnées par l’équipe de l’Action Jeunesse. “Les jeunes qui présentent aujourd’hui leurs idées sont des personnes aguerries. Elles travaillent, militent et donnent de leurs temps dans un organismeConfrontés au monde actif, c’est donc en toute logique que les porteurs sont tournés vers un public qui leur ressemble.” déclare Jonas Belaiche en charge de l’appel à projets NOÉ, parti en quête de ces pépites un mois durant. 

Grâce au coaching rapproché de l’équipe NOÉ, nos cinq candidats se sont préparés au mieux afin de valoriser leurs projets et répondre aux questions, toujours bienveillantes du jury. « J’étais étonnée du nombre de personnes autour de la tableJe ne m’attendais pas à un aréopage aussi professionnel !” déclare Noémie Adler, lauréate pour son projet “The Best Kiff” qui organise des événements pour les jeunes fraîchement arrivés à Paris dans le but de créer du lien social à travers des activités fédératrices, qui, si elles font la part belles aux loisirs, n’en omettent aucunement un message militant. “C’est un vrai exercice de passer cet oral. Cela me servira lors de mes prochaines présentations.”  

Tous les porteurs se démènent pour leur projet et cela se ressent dès les premières minutes de leur pitch pour convaincre notre jury de professionnels et donner vie à leurs idées. Avec un naturel désarmant d’enthousiasme et de générosité, ils se racontent dans un chassé-croisé, parfois émouvant, entre l’intime, la vie étudiante ou professionnelle et le temps important qu’ils consacrent à leur projet.  Certains évoquent le déclic qui leur est venu pour s’engager dans telle ou telle causequelques-uns les personnes qui les ont inspirées, et d’autres enfin développent un tel narratif que l’on pressent le projet grandir et les tempéraments s’aiguiser… Le sentiment  d’une relève en marche ! Une vraie leçon d’humilité et d’optimisme qui se dégage de ces sessions rappelle, à chaque fois, que notre Jeunesse n’est ni veule ni individualiste, comme on la brocarde si souvent  ! « L’intérêt de ces sessions consiste à faire émerger de nouvelles thématiques révélatrices des comportements ou codes d’une génération qui s’empare, à bras le corps, de sujets liés à la justice sociale, l’égalité, le climat, un judaïsme ouvert et inclusif … », commente Philippe Lévy, directeur de l’Action Jeunesse, qui voit en cette nouvelle saison de l’Appel à projets «  une opportunité d’innover encore et encore, et de ne jamais se reposer sur ses lauriers  ! ». Dispositif d’appel à projets qui rentre dans sa troisième année et bénéficie plus que jamais de la confiance de l’ensemble des Fondations partenaires ravies du travail d’accompagnement fondamental des porteurs par toute l’équipe NOÉ (Fondation du Judaïsme Français, Fondation pour la Mémoire de la Shoah, la Fondation Rothschild, et la Sacta-Rachi). 

 

Le cru de cette session démontre l’envie de nos jeunes de s’impliquer dans des projets dédiés aux jeunes actifs ” annonce Gaby Bensimon, élu multi-casquettes, en charge de la jeunesse du FSJU et représentant de la Sacta-Rachi en France“Nous constatons qu’ils ont besoin de se sentir en confiance, de se retrouver dans des lieux qui leurs sont propres et ainsi de se reconnecter entre eux, dans un contexte sécurisant à tous points de vue (…) Cette session est révélatrice d’une envie des jeunes de créer leurs espaces où le lien social, la mutualisation des bonnes pratiques et l’écoute intime sont les vecteurs d’un vivre et faire-ensemble », conclut-il. 

 

Cette “re-connexion » avec l’Autre est le point de départ de l’idée d’Ilan Hamzallag. Ce jeune homme, âgé de 23 ans, doué et militant depuis l’adolescence, souhaite utiliser une partie du local du DEJJ (Département Éducatif de la Jeunesse Juive), mouvement auquel il est actuellement rattaché par NOÉ pour une mission de 8 mois, en tant que volontaire en service civique afin de le transformer en espace de co-working. “En tant qu’étudiant, j’ai du mal à trouver un lieu de travail dans lequel je me sente bien et en sécurité. Les espaces de co-working de Paris sont prohibitifs et la bibliothèque nm’inspire pas un lieu chaleureux et inspirant. Grâce à l’aide de NOÉ, je vais pouvoir créer Betty, au nom évocateur (Baït : la maison, en hébreu, ndlr) un espace convivial, avec une âme juive, pour que les jeunes de la Communauté se retrouvent, échangent et se sentent à l’aise. Un lieu pour les jeunes, par les jeunes.” Logique du pair qui se retrouve également dans les autres projets présentés dans cette session. 

 

Ces jeunes sont les leaders d’aujourd’hui, et non de demain. Ils ont toutes les cartes en main. Ils réfléchissent vite et bien et pensent les actions qui influeront les prochaines années : application digitale, modes d’intervention agiles, vision … Nous (FSJU), devons les soutenir  dans la mise en place de leurs initiatives en les incubant de façon déterminante. Ils nous aiguillonnent. C’est notre devoir ! ”  déclare Julie Guez, directrice de la Philanthropie du FSJU, très sensible à la démarche de Benjamin Rivelaine qui fut militant aux EEIF, et son application de micro-don. L’application  Twogether  lauréate de cette session – en cours de développement par Benjamin en est la preuve. Grâce à un outil intuitifTwogether a pour but de sensibiliser les jeunes au don, qui devient ainsi indolore et évident », conclut-elle.  

 

 

Toujours dans l’idée de mutualiser les bonnes pratiques, Guila Lévy et Ruth Sitruk, duo féminin de choc, également lauréat de cette session, ont quant à elles épaté le jury en proposant la création d’une Communauté de jeunes Talents au service d’associations. « L’idée est partie du constat simple que chacun d’entre nous à des compétences dans un domaine. De nombreuses associations ont besoin de bénévoles spécialisés dans certains sujets. En mettant en relation bénévoles et associations, nous aidons à la réalisation de nouveaux projets » explique Guila, déjà lauréate pour un projet de vestiaire solidaire qu’elle a porté et mis en place au sein de l’association Yad Alev.

Retrouvez sur notre site les lauréats de cette session et candidates dès à présent si vous avez un projet à soumettre à notre prochaine session.  

Appel à projets spécial Lycéens  Ouvrir ce dispositif aux plus jeunes ? C’est l’ambition du prochain appel à projets qui sera consacré aux initiatives des lycéens qu’ils portent un projet à titre individuel ou pour leur établissement dans les thématiques NOÉ. 

Les candidatures sont ouvertes : vous avez entre 15 et 18 ans , vous portez un projet individuel ou pour votre établissement, qui dynamise le monde juif ? Contactez-nous nous sans plus tarder : contactnoe@fsju.org. 

 

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