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“Zoom” sur un GIC extraordinaire

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Confinement oblige, c’est derrière leurs écrans que de nombreux responsables de mouvements de jeunesse se sont réunis mardi 21 avril pour une réunion extraordinaire (GIC) à l’invitation de l’Action Jeunesse. Et le contexte n’a pas entaché la dynamique optimiste quant à l’organisation des colonies estivales dont la prudence reste de mise. Retours sur ces échanges décisifs.   

C’est donc en ligne que s’est tenu ce nouveau GIC Jeunesse. Et pour cette première réunion virtuelle, plus de 25 responsables d’associations ont répondu présents à l’invitation de l’équipe de l’Action Jeunesse. Pendant plus de deux heures, chacun a pu s’exprimer sur cette situation inédite, réfléchir aux différents scenarii, à la possibilité de maintenir les séjours et d’appliquer la  mise en place des mesures de protection sanitaire qui s’imposent pour la vie en collectivité

 Si malgré les premières annonces du secteur scolaire, il est encore trop tôt pour statuer sur le maintien de l’intégralité de l’offre des loisirs éducatifs de cet été, Il semble possible d’envisager dès le 12 mai déjà la tenue de centres de loisirs avec des effectifs réduits et la mise en place de processus sanitaires importantsmais connus aujourd’hui et rendus familiers par l’Éducation Nationale aux enseignants (distanciation sociale, port du masque etc.) 

 Les éducateurs des organisations de jeunesse se démènent pour réinventer les activités ludo-pédagogiques à destination des enfants. “Cette situation nous pousse dans nos retranchements” déclare Oren Giorno, responsable de Jeunesse en Mouvement (JEM), qui vient de clôturer une colonie virtuelle sur la plateforme en ligne “Zoom”ayant dû annuler son séjour d’avril. “Nous devons découvrir de nouvelles manières de capter les enfants via un écran. C’est inimaginable en temps normal, mais cela nous pousse à être inventifs, car il est facile d’éteindre l’ordinateur si le contenu ne suit pas. 

Cette situation inédite fragilise également les familles les plus à risque tant sur le plan psychologique que sur le plan socialEntre la difficulté de rester cloîtrer chez eux – parfois dans de petites surfaces à Paris et sa banlieue par exemple; et les décès qui endeuillent les famillesles enfants sont confrontés à de nouvelles angoisses. La mise en place et l’intervention de psychologues est indispensable pour leur permettre de s’exprimer et mieux appréhender la situation” déclare Johan ZittounDirecteur Général de l’OPEJ. Afin de lutter contre l’isolement, le FSJU avait notamment participé au lancement au début du mois de “Pôle Psy”, plateforme téléphonique d’assistance psychologique pour les professionnels et les familles en souffrance, permettant d’être mis en relation avec des professionnels de l’écouteKaren Allali, Commissaire générale des EEIF poursuit Notre rôle maintenant est de privilégier le bien-être des enfants afin de pouvoir les accueillir dans des conditions optimales cet été si nous le pouvonscar nous devinons que beaucoup sont en souffrance, intériorisent, dorment mal ou s’isolent … ”. 

“Leur dynamique et l’envie de maintenir les colos cet été était très fortement palpable lors de cette réunion par zoom!  Ils sont optimistes et plein de ressources pour se réinventer et s’adapter aux contraintes fortes édictées par le gouvernement. Pour certains, faire une saison blanche est inenvisageable et compromet le modèle économique même de leurs structures.  commente Philippe LévyDirecteur de l’Action Jeunesse et responsable du programme NOÉ qui conclut : “Nous serons  à leurs côtés pour les épauler ”. 

 

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