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Condition étudiante : NOÉ lance son label B.E.E

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B.E.E. (Bien-Être Étudiant) : sous cette abréviation vient de se créer un fonds dédié du FSJU qui concilie intervention d’urgence et soutien aux initiatives inventives et positives  pour lutter contre le mal-être étudiant.  

La détresse étudiante est devenue avec la crise un sujet dont s’emparent les médias, montrant le désarroi de ces jeunes  adultes en proie aux phénomènes d’isolement, de décrochage dans les études, de précarité matérielle, voire de dépression. L’arrêt des cours en présentiel, la fermeture des lieux de vie et de fête estudiantins (bars, restos, salles de concert…) et des frontières limitant les voyages et les études à l’étranger, conjugués à une mise à distance des aînés (les grands-parents notamment de peur de les contaminer), a indéniablement obscurci leurs perspectives.  

Les enquêtes de l’Observatoire de la Vie Étudiante (OVE)1 ne cessent d’être inquiétantes : l’espoir en l’avenir est obéré pour un jeune sur trois, et la pandémie a accentué le repli de nombreux jeunes et fragilisé les plus précaires, dont les étudiants étrangers, déboussolés par le choc culturel, linguistique et la méconnaissance du système de soins français. 

Pendant plus d’un mois, aux côtés d’experts tels que l’OPEJ, les délégations FSJU, implantées dans les principales capitales étudiantes régionales, et des experts du monde de l’enseignement supérieur (Crous, Médecine préventive universitaire, mutualité étudiante …), l’Action Jeunesse a mené une consultation inédite auprès d’une trentaine d’acteurs en prise avec les étudiants pour tenter d’identifier les corrélations chez nos jeunes coreligionnaires des maux touchant la Jeunesse nationale.  

Ainsi, les sections locales de l’UEJF, les résidents parisiens de la Moishe House, les Chabad on Campus, ont-ils été mis à contribution dans un repérage que tous s’accordent à qualifier de convergent sur la dimension de la souffrance psychologique liée à l’isolement.   

« Les étudiants que nous rencontrons sont plutôt épargnés par les conséquences les plus sévères de la crise : urgence alimentaire ou velléités suicidaires », témoigne Nicole A. Cohen, évoquant le travail remarquable des psys du PAEJ, des assistantes sociales des CASI, du Réseau Ezra FSJU ou des responsables des mouvements de jeunesse qui ont maintenu du lien, au plus fort des confinements, avec leurs animateurs étudiants.  

  

« Il n’empêche que certaines situations, fussent-elles circonscrites à des jeunes privés de retourner en province pour revoir leurs parents, ou précarisés en raison de leur situation personnelle ou financière » ont exigé des interventions décisives ! » commentent de concert Levi Mimoun, jeune rabbin hyperactif et proche des étudiants du plateau de Saclay, et Laurent Gradwohl, directeur du FSJU Est qui a monté dans l’urgence un portage de repas chabbatiques pour 50 étudiants de l’ORT Strasbourg, totalement isolés.    

Forte de ces expertises et propositions concrètes, l’Action Jeunesse a ainsi mis en place une stratégie d’accompagnement qui prend appui sur ses nombreux partenaires en créant le label B.E.E. (Bien-Être Étudiant) associé à un fonds finançant, partout en France, les opérations qui accompagnent les étudiants dans la crise : « Il n’est pas question de créer un nouveau guichet pour ces bénéficiaires que nous avons déjà du mal à détecter, mais de mettre en avant nos partenaires associatifs, qui sont les plus à même de nouer un dialogue avec eux ; partenaires que nous retrouverons une fois par trimestre dans notre Board étudiant pour faire le point sur toutes ces opérations et mutualiser les bonnes pratiques ! », déclare Jonas Belaiche, adjoint du département Jeunesse.  

  

Le symbole d’une abeille choisi pour illustrer le logo du tout nouveau label, qui vient déjà estampiller une dizaine d’initiatives remontées par les délégations régionales du FSJU, traduit le caractère « polinisateur et vertueux du dispositif » estime Débora Dahan, en charge de la promotion des volontaires en service civique, tous étudiants, et donc elles-même au cœur de leurs préoccupations.  

« Ce label, assorti d’une charte en 10 points, va permettre de soutenir financièrement nombre d’associations qui se bougent et contribuent à lutter contre le mal-être étudiant sous toutes ses formes », poursuit-elle.  

 Les initiatives comment à se multiplier sur tout le territoire, à l’image des paniers bio à 1 € mis en place par le FSJU SudEst (voir article dédié) et le label B.E.E du FSJU entend bien les soutenir tant que durera la crise, car elles sont le plus souvent agiles, pleines de réactivité et créent une dynamique ascensionnelle et inspirante !  

Retrouvez ici le replay de l’émission Le Lunch by NOÉ – Émission spéciale consacrée à la Précarité étudiante et à l’opération Paniers Bio à 1€ organisée par le FSJU PACA sous le label B.E.E.  

 

Pour en savoir plus sur ce label et candidater pour proposer une initiative : contactnoe@fsju.org (préciser dans l’objet de votre mail « Label BEE »).

1 Observatoire de la Vie Étudiante (www.ove-national.education.fr) : cf. « Enquête Conditions de vie des étudiants » dont les résultats très attendus sur l’étudiant confiné (puis) déconfiné

 

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