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Dans les coulisses de la NOÉ TV Pessah Solidaire : flashback sur l’atelier  “média-training’” des jeunes chroniqueurs.  

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À l’occasion du tournage de la NOÉ TV Pessah Solidaire, l’équipe de l’action jeunesse du FSJU a animé un atelier de synopsis et de mediatraining afin de coacher les jeunes pour l’écriture de leurs sujets et leur lancement face caméra. Au programme, atelier de storyboard, exercices d’élocution et présence face aux projecteurs… Autant de modules dignes des recettes de professionnels, qui ont permis aux animateurs d’acquérir aisance et personnalité.

En ce mercredi pluvieux de mars, nos cinq jeunes arrivent, le soleil dans les yeux facétieux et rieurs, au studio de l’agence de communication Touche pas à ma Com, partenaire de la NOÉ TV depuis ses débuts, afin de participer à un coaching liminaire au tournage de leurs séquences sur un plateau TV plus vrai que nature. 

« Cette formation est utile à différents égards. Nos jeunes volontaires en service civique ont un sens du leadership affirmé mais, malgré leur apparente aisance à faire des selfies (sourires), il est important qu’ils puissent connaître les différentes techniques de prise de parole en public devant une audience ou face caméra. Certains d’entre eux sont cadres de mouvements de jeunesse et ont pourtant l’habitude de s’adresser à un auditoire large. Toutefois, le travail en studio devant des cadreurs, est très différent car il implique de se familiariser avec les placements, le port d’un micro-cravate avec lequel on ne projette pas sa voix, comme pour le fameux ‘‘ contrat de la rampe’’ cher aux comédiens de théâtre… La caméra fait des gros plans qui scrutent les moindres mimiques ou tics du visage et des mains… Le travail est donc plus ténu, et les acteurs sont pris dans un effet de loupe !», explique Philippe Lévy, directeur de l’Action Jeunesse du FSJU, lui-même ancien élève des Cours Florent et formateur en prise de parole. 

L’après-midi s’est ainsi déroulée en trois temps, durant lesquels les jeunes ont pu découvrir des différentes postures :

1L’atelier d’écriture

« Philippe nous a expliqué en quoi notre rôle de présentateurs était important dans la dynamique de l’émission, et comment ce médiatraining allait nous aider à appréhender la caméra, à l’apprivoiser même tout en se gardant de devenir des automates figés, car la sincérité de nos propositions lui paraissait le matériau le plus essentiel. Nous avons d’abord découvert ce qu’est un conducteur démission avec ses top départs et ses ‘’didascalies” (je le cite !), comme on dit plutôt au théâtre, c’est-à-dire ces indications de mise en scène de nos coachs pour restituer telle ou telle intention, énergie, ou connivence avec le spectateur qu’il faut, dans le regard et le corps, bien concerner (…) Nous nous sommes réparti les différents lancements à rédiger. Pas facile de dire court et bien ! » explique Sasha, volontaire en service civique FSJU NOÉ pour le DEJJ Paris. Les jeunes, en binôme, ont écrit leur lancement, en s’appuyant sur les conseils avisés de l’équipe de NOÉ, mêlant ainsi humour, pédagogie et complicité ! 

2- L’Atelier training

 “Après l’atelier d’écriture, mené par Débora Dahan et Jonas Belaiche de l’Action Jeunesse, vient le moment de s’approprier nos textes et de se les mettre en bouche, témoigne Judith, animatrice chez Moadon.  Après quelques virelangues ( ex. : ‘’’les chaussettes de l’archiduchesse…) pour muscler notre diction, Philippe nous a donné des conseils afin de mémoriser le texte ainsi que des astuces à adopter face caméra pour ne pas perdre le fil, même si on avait droit à plusieurs prises ! », poursuit Judith, très à l’aise dans l’animation de ses lancements. « J’ai aimé le fait d’écrire mes scripts démission et de les restituer immédiatement en studio, avec ma personnalité, face au fond vert qui permet, au montage, d’incruster, les effets spéciaux. Le résultat m’a bluffée !».  

3- Le tournage 

Après cette introduction, la joyeuse team de chroniqueurs a investi le studio, un brin intimidée par tout le dispositif technique, bardé de caméras grands angles et d’encoches au sol pour être dans l’axe 

« Je ne pensais pas que grâce à ce fond vert, le rendu final pouvait être si différent ! » raconte Maïly, 11 ans qui entre pour la première fois sur un plateau télé.  

Elie Cohen, Directeur de production de Touche pas à ma com, avec un grand sens pédagogique qui le caractérise (voir ses vidéos de son programme Á cours d’hébreu), reprend le cours de la formation et explique aux jeunes la composition du plateau technique et le rôle de chacun-e, les différents plans (large, américain …), et rappelle avec bienveillance que l’équipe est surtout au service de leur spontanéité.   

« Elie nous a fait monter sur des plateformes tournantes qui ont permis de créer leffettoupie” que l’on découvre dans le programme “Le tuto du seder”. On a beaucoup rigolé et on a compris à quel point chaque détail de tournage était important pour pouvoir ensuite donner un effet continu aux séquences » raconte Inès en sortie de plateau, qui après avoir visionné le résultat n’en revient pas “de temps de travail de montage pour nous sublimer !”, conclut-elle.   

3 heures intenses d’une formation équilibrée entre théorique et pratique sur l’enregistrement de programmes télévisuels en studio, dispensée par des professionnels de l’audiovisuels, pédagogues et éducateurs. L’envie est palpable d’y retourner ! “Silence plateau, ça tourne ! »  

  

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