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Le portrait de Eden Barouch, volontaire en Service Civique FSJU-NOÉ auprès de la Coopération Féminine.

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Eden Barouch a rejoint la seconde promo des volontaires en Service Civique FSJU-NOÉ depuis le 1er octobre dernier. Elle a intégré la Coopération Féminine, qui existe depuis plus 50 ans, et y travaille à la mise en place d’une plateforme de soutien scolaire, en partenariat avec NOÉ, permettant de mettre en lien des jeunes volontaires en Service civique et autres bénévoles étudiants « coaches » avec des enfants en décrochage scolaire. Entre deux entretiens avec des candidats très motivés, Eden, dont le sourire et l’intelligence irradient, s’est prêtée à notre interview portrait.

NOÉ : Bonjour Eden, peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Hello, je m’appelle Eden Barouch, j’ai 19 ans, je suis en deuxième année de Fac en Science de l’Éducation à Descartes et j’habite en banlieue parisienne à Vincennes. J’ai commencé mon Service Civique au côté de Noé et la Coopération féminine le 1er Octobre et ma mission consiste à lutter contre le décrochage scolaire en mettant en place un système de soutien scolaire à l’aide de bénévoles. La Coopération féminine est une association qui promouvoir la place et le rôle de la femme dans la société et qui collecte des fonds qui peuvent être reversés au FSJU (en période de campagne de Tsédaka par ex.). L’association œuvre afin de réparer les injustices que le monde n’arrive pas à éradiquer. Les bénévoles, essentiellement des femmes, aux profils attachants et si dynamiques, réservent aux autres une partie d’elles-mêmes, comme par exemple dans le cas de ma mission de montage d’un dispositif l’aide aux devoirs auprès de jeunes enfants, dans l’esprit de l’Économie Sociale et Solidaire.  

NOÉ : Tu es volontaire en service civique FSJU NOÉ placée à la  Coopération Féminine, une association partenaire du FSJU et qui cultive la fibre solidaire depuis sa création en 1967. Ta mission principale consiste à mettre en place une plateforme de soutien scolaire, en partenariat avec le CASIP et la Coopération féminine, en vue de lutter contre le décrochage scolaire. Que représente cette mission à tes yeux (engagement, citoyenneté, solidarité …) ?

 J’ai grandi dans les mouvements de jeunesse et je suis très contente de pouvoir continuer ce parcours au sein du milieu associatif. J’ai toujours évolué dans un environnement où “l’entraide et la bienveillance” étaient des maitres mots, autour d’une éducation du jeune par le jeune, de façon informelle. Cette méthode “d’éducation populaire informelle” est de plus en plus utilisée et montre des bienfaits nombreux.  

Le fait de m’engager est extrêmement important pour moi puisque cela participe à mon épanouissement personnel, puisqu’à travers ces missions, je me sens utile, et cela me procure une grande satisfaction. J’aime mener à bien des missions, des projets… “Être engagée” est un moyen pour moi de lutter pour les causes qui me touchent, à ma propre échelle évidemment.

Le décrochage scolaire a toujours existé, mais avec la crise sanitaire, celui-ci s’est aggravé de manière fulgurante multipliant les précarités de tous ordres : familial,  intime,  numérique avec un taux d’équipement en ordinateur sous représente dans ces familles d’extraction très modeste. Selon moi, l’éducation, la construction de notre identité et de notre personnalité, passent notamment à travers le savoir. Le système scolaire actuel permet à la plupart des élèves d’évoluer dans de bonnes conditions mais certains élèves perdent le fil, et abandonnent. Ma mission consiste justement à faire en sorte que les jeunes bénévoles qui accompagnent les enfants soient un soutien pour ces élèves, une bouffée d’air frais, une sorte de fenêtre au travers de laquelle ils peuvent regarder la belle route qui les attend et surtout, que ces enfants puissent reprendre confiance en eux au plus vite. Les demandes d’intervention émanent du CASIP entre autres, après accord d’un.e assistante sociale.  

Ce projet ambitieux et prometteur qui répond à un vrai besoin accentué par la crise sanitaire s’inscrit sur la durée puisque le but de ce partenariat avec la coopération féminine et NOÉ est de créer une véritable plateforme qui mettra en lien des bénévoles formés à des techniques d’apprentissage ludiques, favorisant une pédagogie qui aide l’enfant à se construire pleinement, avec des enfants ou des jeunes bénéficiaires. Ces méthodes consistent à recréer le désir d’apprendre chez le jeune d’une façon différente, désir essentiel au bon développement d’un enfant. Les enfants, de Primaire et du Collège, seront, dans la mesure du possible, accompagnés par le même « prof »pendant toute l’année scolaire. 

Pour ce projet, nous avons choisi d’y associer notre jeunesse engagée, et les mouvements fédérés par le Collectif NOÉ. En effet, ce sont les volontaires en service civique FSJU NOÉ et à certains bénévoles qui viendront compléter l’équipe dédiée au sein de la « Coopé », comme je l’appelle désormais affectueusement.

Les jeunes bénévoles, appelés à travers notre projet : « les coachs » sont des jeunes de 18-26 ans, le plus souvent étudiants, qui souhaitent proposer leur aide et vivre une expérience dans le domaine de l’éducation et de la pédagogie en acte, in situ, au plus près des enfants, à leur domicile notamment, souvent en banlieue parisienne.  

Ce projet m’a fait réaliser que la solidarité et l’entraide sont les clés d’un monde meilleur, comme le précise la devise de l’Hachomer Hatzair, mouvement que j’ai fréquenté toute ma jeunesse « Tikoun Adam, Tikoun Olam » qui signifie : « Qui change un homme, change le monde ». Aider un homme, le changer pour le rendre meilleur, tendre la main à ceux qui sont dans le besoin, permet de combattre les inégalités qui divisent notre société. J’ai baigné dans ce monde solidaire et il est temps pour moi de rendre la pareille et de participer à ce grand projet ! 

 

NOÉ : Qu’attends-tu de cette expérience de volontaire pour tes projets futurs ?

J’espère que cette expérience me permettra de renforcer mon envie de m’investir encore et toujours dans le domaine de l’éducation, d’acquérir des compétences, de vivre des expériences et de développer et d’affiner mes soft skills (ndlr, compétences comportementales). J’ai hâte de travailler en groupe avec les autres volontaires  de la promo, et d’échanger sur nos différentes missions. Je suis persuadée que cette expérience de 8 mois va être extrêmement bénéfique, aussi bien sur le plan professionnel au vu de mes études (L2 en Science de l’Éducation à Descartes) et en me permettant de découvrir un nouveau public ainsi que des nouvelles fonctions, que sur le plan personnel en me permettant de continuer de développer ma capacité d’adaptation, d’organisation, d’imagination.  

Par ailleurs, en étant volontaire en Service Civique, NOÉ me permet de “sortir de ma zone de confort” en me proposant de m’investir et de participer à des projets totalement nouveaux pour moi : intervenir à la radio dans l’émission bimensuelle “ Le Lunch by NOÉ » qui me permettra de développer mon éloquence, m’engager dans les actions mises en places par le FSJU ou ses partenaires sur des actions sociales ( confection et distribution de colis alimentaires, maraudes,…), participer à la campagne de l’Appel National pour la Tsédaka, en novembre et décembre prochain, ce qui solidifiera mes qualités humaines ou encore participer à des actions précises de NOÉ où ma parole de jeune sera entendue et reconnue.   

Le volontariat en Service Civique est une expérience intense, qui rendra le « moi, aujourd’hui » différent que du « moi de demain ». En effet, pour vivre cette expérience à travers tous ces aspects : l’engagement, la solidarité, l’éducation… il faut être organisé, disponible et avoir la soif d’apprendre. C’est une expérience unique et inoubliable qui s’intègre à la construction de qui nous sommes !

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