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Le portrait de Julien Moha, volontaire en service civique FSJU-NOÉ pour l’Habonim Dror Marseille.

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À 21 ans, Julien, étudiant en  troisième année de pharmacie est un éducateur hors pair ! Il fréquente depuis l’âge de 9 ans l’Habonim Dror de Marseille, et a choisi cette année, de rejoindre la promotion des volontaires en Service Civique FSJU-NOÉ. Il y mène une mission dans son mouvement en sensibilisant les jeunes sur l’importance du bénévolat et la mise en place d’actions de solidarité avec les enfants de sa structure. Il nous raconte son parcours. 

 

Bonjour Julien, peux-tu te présenter ? 
Bonjour, je m’appelle Julien Moha, j’ai 21 ans et je suis étudiant en 3ème année de pharmacie à Marseille.
Julien, tu es volontaire en service civique FSJU NOÉ à l’Habonim Dror Marseille. Que représente cette mission à tes yeux?      
Depuis mes 9 ans je suis impliqué à l’Habonim Dror. J’ai d’abord été en tant que colon (hanih) puis, ces deux dernières années, j’ai suivi la formation d’animateur (madrih). Mon implication au sein du mouvement de jeunesse m’a permis d’intégrer des valeurs humaines universelles. Aujourd’hui, en étant volontaire en service civique avec le FSJU, c’est à mon tour de transmettre ce que j’ai appris grâce à mon passage en mouvement de jeunesse. En travaillant avec, et pour le FSJU, je suis heureux de réfléchir sur des sujets sociaux et sociétaux et profondément humanistes qui correspondent parfaitement aux valeurs véhiculées par les valeurs de l’Habonim Dror !

Nous sommes actuellement en pleine campagne Nationale pour la Tsédaka, quelles types d’actions avez vous mis en place afin de sensibiliser les jeunes ?    

En pleine campagne de l’Appel National pour la Tsédaka – et en pleine fête de Hanouka – l’Habonim Dror et les autres mouvements de jeunesse ont mis en place, avec l aide du FSJU, deux grandes actions. Nous avons d’abord participé à la « Tsédakado » : une grande collecte de jouets neufs au profit des bénéficiaires du CASIM ( Centre d’Actions Sociales Israelites de Marseille). Une fois par semaine, les jeunes des mouvements de jeunesse faisaient la tournée des écoles de Marseille afin de récupérer des cadeaux dans les écoles. Ces jouets ont  été redistribués dimanche 28 novembre dernier lors de notre événement Tsédakado. C’était pour moi très touchant de voir les étoiles dans les yeux de ses enfants qui choisissaient un cadeau, avec beaucoup d’émotion. En tant que jeune, c’est très valorisant de prendre conscience que ce projet, à l’initiative du FSJU PACA, du CASIM et du collectif des mouvements de jeunesse de Marseille a permis à des familles de se retrouver pour Hanouka et de célébrer la fête comme n’importe quel juif de la communauté, avec beignets, toupies et cadeaux.
Nous avons également décidé d’aller au plus proche des personnes isolées en créant du lien social. Chaque soir, avec d’autres jeunes de l’Habonim Dror, nous allons allumer les bougies de Hanouka auprès de bénéficiaires de l’association Passerelles, qui oeuvrent pour les enfants cachés et les rescapés de la Shoah. Nous passons donc un super moment intergénérationnel, dans l’esprit de la fête de Hanouka ! Ces personnes isolées nous attendent avec le sourire, ce sont des ainés qui restent parfois pour certains plusieurs semaines sans avoir aucune visite. C’est aussi une autre manière de faire de la Tsédaka, en donnant de sa personne, auprès des plus démunis.
Je pense que ma mission de volontaire en service civique est liée de près à toutes les notions de tsédaka et de solidarité que nous traversons en cette période de collecte et de Hanouka. Le volontariat en service civique me permet de faire de la tsédaka pendant toute la durée de ma mission, tout en ayant un cadre et des référents pour me guider dans mes missions solidaires. C’est une magnifique opportunité qui  devrait plus se démocratiser de façon à permettre à chaque jeune de goûter aux bienfaits de l’entraide.

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