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Portrait de Léa Médioni, volontaire en service civique FSJU à Nice.

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Léa est étudiante en 3e année de psychologie à Nice et animatrice vacataire en EHPAD depuis deux ans. C’est cette expérience qui lui a donné l’envie de devenir volontaire en Service Civique à la délégation Côte-d’Azur du FSJU. Jeune femme engagée et pétillante de 20 ans, elle nous raconte son parcours. 

Bonjour Léa, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je me présente, je m’appelle Léa Médioni, j’ai 20 ans, et je réalise mon service civique auprès du Fonds Social Juif Unifié à Nice. Je suis en troisième année d’une licence de psychologie et je dispense des cours de Talmud Torah à des enfants de 7 à 12 ans à côté. Et je travaille également en tant qu’animatrice vacataire en EHPAD depuis deux ans, après le premier confinement.

Tu es volontaire en Service Civique au sein de la délégation du FSJU à Nice, que représente cette mission à tes yeux ? Et quelles compétences (pro et perso ) as-tu mises en oeuvre et pu enrichir grâce à ce Service Civique ?

A mes yeux, la mission que j’ai en tant que volontaire en Service Civique FSJU NOÉ, représente l’ensemble de mon identité, tout d’abord, celle de citoyenne française, pouvoir m’engager à mon échelle afin de permettre à des français de vivre dans de meilleurs conditions, et également ma religion, afin de garantir des actions et des activités liés aux fêtes, maintenir un lien avec la religion en favorisant les liens intergénérationnels. Cette mission, en temps de pandémie, est arrivée comme une évidence, pouvoir consacrer mon temps à aider et être utile pour des personnes qui en ont réellement besoin est pour moi primordial. Concernant mes compétences, j’en ai développées certaines telles que gérer des projets en faisant des fiches d’action pour prendre en compte tous les aspects et les facteurs de l’événement, développer ma créativité au niveau des activités et des actions à proposer, notamment en créant des affiches et des flyers. J’ai été amenée à enrichir mon côté altruiste et mon empathie envers les autres. Je travaille en binôme avec Emma, qui est également volontaire en Service Civique au FSJU de Nice, et ce travail en équipe m’a permis de développer  certaines compétences et qualités dont l’écoute, la collaborativité et le soutien. J’ai la chance d’être entourée de personnes telles que Benjamin Sitbon  (référent Jeunesse FSJU PACA Côte d’Azur, ndlr) et Débora Dahan (tutrice des volontaires, ndlr), qui me permettent de m’épanouir davantage dans cette mission et de me soutenir lorsque j’ai un doute.

Vous avez mis en place une librairie solidaire à Nice, ces notions de solidarité, d’entraide aux profits des personnes dans le besoin sont plus que primordiales en cette période, quelle satisfaction tires-tu de cette initiative ?

En effet, cette période a renforcé certaines inégalités et a pu en créer d’autres, cela n’est donc pas toujours facile pour des personnes ayant des difficultés de budget de mettre des sous dans des livres qui ne sont pas considérés comme des besoins vitaux. C’est pourquoi nous avons choisi d’en ouvrir une à Nice, afin de permettre à tous, l’accès à la culture. Nous avons donc dû démarcher certaines écoles, certaines librairies, certains particuliers, certains bouquinistes en créant des flyers, en les appelant, et en ne se limitant pas à quelques refus et en persévérant. Actuellement, nous avons récolté environ 1 000 voire 2 000 livres. La satisfaction que j’ai de tout cela est tout d’abord de voir d’où a débuté l’aventure et où nous en sommes arrivée aujourd’hui. Petit à petit, jour après jour, nous recevons de plus en plus d’ouvrages, de livres; magazines et nous sommes amenés à devoir  même acheter du nouveau mobilier pour les stocker, c’est dire ! ( sourire). C’est une grande satisfaction de savoir que les donateurs nous ont entendu et que nous aurons donc la possibilité de satisfaire un grand nombre de bénéficiaires, et surtout un large public puisque le choix de livres devient très varié.

Mettre en avant le lien intergénérationnel entre la jeunesse et les personnes âgées des EHPAD est une action qui te tient particulièrement à cœur, et c’est pourquoi tu as décidé de t’y impliquer en réalisant ta mission personnelle de Service Civique sur ce sujet. Peux-tu nous expliquer en quoi elle consiste ? 

Ayant travaillé et réalisé des stages en EHPAD., je me suis rendue compte que les résidents étaient en constante demande de contact et que cela pouvait être bénéfique également pour les enfants. Mes idées concernant mon projet personnel avaient toutes un lien avec ce public qui est souvent isolé, sans visite récurrente. L’idée que j’ai gardé au final est une correspondance épistolaire entre des enfants de mouvements de jeunesse et des personnes âgées en EHPAD. Une fois par semaine, nous y allons avec Emma, en Service Civique également au FSJU, afin de concrétiser ce projet et passer du temps avec les résidents. Cela n’est pas forcément évident car il faut s’adapter à comment ils se sentent et ce qu’ils sont capables de faire suivant leurs capacités et leur mémoire. Mais rien que de prendre du temps pour les écouter et leur tenir compagnie leur change de leur quotidien et c’est une des choses qu’ils apprécient beaucoup et nous aussi. Les enfants enverront une fois par mois des lettres et des dessins afin de maintenir ce lien et par la suite si les conditions sanitaires nous le permettent organiser une rencontre entre eux.

Qu’est-ce que tu attends de cette expérience de volontaire en Service civique pour tes projets futurs ?

En étant honnête je n’ai pas d’attentes particulières de cette expérience en tant que volontaire en Service civique, puisqu’elle m’enrichit déjà au niveau de mes compétences professionnelles et personnelles, en vivant des moments et des expériences que je n’aurais sûrement jamais vécues sans cela. Je vis cette expérience avec un immense plaisir et je saisis toutes les opportunités qu’elle m’offre au quotidien. J’imagine que dans quelques années, certaines de ces soft skills* que j’ai pu acquérir durant mon service civique seront valorisées dans mon parcours professionnel mais pour l’instant je n’ai pas assez de recul pour voir tous les effets bénéfiques que cela implique.

*Compétences humaines et comportementales 

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