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Projet individuel

TRANCE THERAPY : WE ARE ONE.

Projet
gagnant

Par Cindy Gzaiel

16 votes
Galilée, Nord d'Israël

Le film a été tourné au jour le jour pendant 3 ans. En plus de rapporter ma thérapie suite à un trauma vécu à 20 ans, il raconte celle de toute une génération israélienne unique mais pourtant méconnue

Le projet en détails

RESUMÉ DU FILM :

Recommencer tout à zéro, à 20 ans. Aout 2016. Je quitte Paris et m’exile sur la frontière libano-israélienne : qui suis-je ? suis-je moi ou ce que l’on a fait de moi ? Tout près de la « zone tampon » du Golan, je découvre une jeunesse optimiste et décomplexée pour qui le Nord sauvage est l’unique asile national avec le désert. Eux fuient ce contexte de guerre, et moi, qu’est ce que je fuis ? Ici, chacun veut guérir d’une blessure que lui seul connait vraiment mais c’est ensemble que nous menons notre propre thérapie – à travers l’amour de soi et l’amour de l’autre.

PRESENTATION PERSONNELLE :

Je m’appelle Cindy Gzaiel. Je suis une jeune réalisatrice âgée de 23 ans. Après avoir étudié le cinéma à la New York Film Academy à Manhattan puis à l’ESRA à Paris, j’ai réalisé jusque-là 3 court-métrages qui ont été projetés et sélectionnés en festival, à Paris, Londres et Bradford en Angleterre, à Munich et à Varna en Bulgarie. 

J’ai vécu pendant 3 ans à Metula, sur la frontière libano-israélienne. Je suis arrivée en Israel seule, sans programme d’insertion et sans famille, à l’âge de 19 ans. C’est en ayant découvert le Nord « magique » d’Israel, la Galilée, et pourtant inconnu du monde, que j’ai décidé de tourner seule là-bas, au jour le jour pendant 3 ans, un film documentaire original, sans budget de production ou subvention. En plus de retracer mon parcours personnel de Paris à Metula en tant que jeune juive française, le film porte sur la naissance d’une toute nouvelle génération israélienne optimiste, altruiste et pacifique.

Ce documentaire peut jouer un rôle crucial quant à l’image médiatique d’Israël auprès de la jeunesse française car c’est avant-tout un film qui cherche à lier, rapprocher les jeunes populations françaises et israéliennes à travers les centres d’intérêt qu’elles partagent.

Un long métrage documentaire représente un budget considérable, particulièrement pour des jeunes comme nous qui débutons. Un film qui se déroule en Israël, c’est un fait, risque de faire polémique et reçoit plus difficilement d’aides financières. Quant aux maisons de production, beaucoup d’entre elles me demandent implicitement de tenir dans le film une position politique claire à propos du conflit israélo-palestinien (soit de gauche, soit de droite), alors que le film s’interdit justement de s’insérer dans les débats politiques qui sont aujourd’hui, par défaut, inconditionnellement rattachés à l’image d’Israel. Remplacer le discours politique qui divise par le discours humain qui unit : voilà l’objectif clé du film.

Par ailleurs, il n’existe que très peu d’associations et fonds français qui se préoccupent réellement de l’image d’Israel dans le monde. Or le vôtre en fait partie. Nous avons besoin de votre aide pour révéler à l’opinion commune ce que l’on ne connaît pas d’Israel. Or, il s’agit selon moi d’une mission fondamentale qui influence directement la stabilité et la sécurité actuelle de la communauté juive française.

3 questions du jury

Quel est ton lien avec la communauté juive de France ?

De retour à Paris pour formuler les demandes de subventions nécessaires à la poursuite de mon projet de film, j’ai pu assister dernièrement à plusieurs festivals de films documentaires, dont le festival du Cinéma du Réel et le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient au centre Pompidou. J’ai eu l’occasion de remarquer que ces manifestations culturelles ne donnent que très rarement la parole aux films israéliens en comparaison au nombre de films projetés réalisés par ses voisins (Liban, Syrie, Jordanie, Palestine). Et lorsqu’elles la lui donnent, Israel incarne de suite le rôle, je cite, de "colon-tyran" ou encore "d’oligarchie juive" : au cinéma, on ne propose aux spectateurs français que le visage politique d’Israel, bien trop subjectif et réducteur.

Or mon projet de film, Trance Therapy, s’interdit de défendre quelconque position politique et cela dans le but de s’extirper des débats qui sont aujourd’hui, par défaut, inconditionnellement rattachés à l’image d’Israel. Trance Therapy veut surprendre l’opinion commune, la bousculer en lui montrant ce qu’elle ne connait pas d’Israel : la zone frontalière du Nord et sa jeune population aussi fascinante que méconnue du monde. Cette partie d’Israel m’était également inconnue, malgré mon identité juive et mes cinq voyages en Israel.

Le film aspire à montrer qu’il existe, quelque part en Israël, un microcosme où des jeunes vivent en harmonie malgré leurs différences culturelles et la zone politique sensible dans laquelle ils résident : on vit en paix là où il y a la guerre. Il s’agit d’une belle promesse d’espoir qui repose sur une génération israélienne avant-gardiste, libérée des tabous politiques et religieux à travers la musique. Une jeune génération qui, au vu de la tension constante qui réside dans son pays et de l’incertitude de son futur, a décidé de vivre au jour le jour, bercée par ses valeurs premières : l’optimisme, la simplicité et l’altruisme.

Révéler une génération israélienne pacifique dans un Moyen-Orient chaotique, renouveler et redorer le portrait médiatique d’Israël auprès de la population française, créer un parallélisme entre la jeunesse
française et israélienne qui, aujourd’hui, doivent toutes deux faire face à l’insécurité et à la menace terroriste : l’objectif de renforcement des liens franco-israéliens du film, qui impacte directement la communauté juive de France, est multiple, coïncidant avec celui du FSJU.

En quoi ton projet est-il innovant ?

Le SSPT, dit Syndrome de Stress Post-Traumatique.

On en entend souvent parler sans jamais réellement toucher du doigt l'intimité de ce syndrome qui fait pourtant basculer la vie de ceux qui le vivent.
J'ai moi-même vécu un trauma personnelle en 2016. Cela m'a pris près d'un an pour le surmonter - et je suis toujours en thérapie. J'ai côtoyé en Israel nombre de jeunes également victime de ce syndrome à la suite d'expérience traumatisantes vécues soit lors de leur service militaire - comme Avi, que l'on a oublié pendant plusieurs jours dans un village fantôme désaffecté à Gaza après une attaque au gaza, soit pendant la petite enfance, comme Gidi né de parents sourds et muets qui n'a jamais pu s'exprimer ni communiquer avec ses propres géniteurs.

Trance Therapy, c'est le récit de ma thérapie personnelle en parallèle avec celle de toute une jeune génération israélienne et française.
Voilà la particularité de ce projet : être à la fois un film très intime, puisqu'il suit mon histoire personnelle dans les moments d'euphorie comme dans les moments les plus durs, et en même temps universel, puisqu'il y mêle celle des personnes rencontrées sur mon chemin, aux profils diverses et variés : tout le monde peut se reconnaitre et s'identifier dans ce film.

Trance Therapy est une précieuse occasion de parler d'Israel sans être dans le politique mais dans l'humain et l'universalité.

«Il faut bien des failles chez l'homme pour laisser passer la lumière»
En effet, nos blessures nous sublime, font de nous des êtres meilleurs.
Chacun doit se relever de ses blessures, peu importe d’où l’on vient et où l’on vit : c’est le défi le plus rude que la vie nous impose, c’est aussi ce qui fait de nous des êtres humains altruistes qui se soucient les uns des autres.

Comment utiliseras-tu prioritairement la dotation financière octroyée si ton projet est gagnant ?

L'aide précieuse du FSJU nous permettra tout d'abord de terminer le tournage du film, accompli à 60%. Cette dernière partie de tournage s'organisera autour d'interviews de jeunes français qui raconteront à leur tour « une blessure personnelle » et comment ils se sont eux-même guéri. Ce qui permettra de faire le lien avec les interviews réalisés en Israel et tisser ce lien humain multi-communautaire dans un objectif de pacification des rapports franco-israéliens.

D'autre part, pendant ces trois années, j'ai filmé, réalisé, écrit le film toute seule. Aujourd'hui, j'aimerais me constituer une équipe jeune, dynamique, productive pour pouvoir mener à terme le projet de manière efficace.
Les fonds reçus permettraient en effet de défrayer cette équipe, avec en plus une petite rémunération symbolique, qui naturellement influencera l'implication des artistes qui la constitueront.

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TRANCE THERAPY : WE ARE ONE.
Par Cindy Gzaiel
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Projet de film tourné à 60% en Galilée, au Nord d'Israël, sous forme de journal de voyage. Film solidaire qui prône la thérapie du trauma par l’échange, le dépassement de soi et l'évasion.
Projet gagnant
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